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Modénatures à Versailles et Saint-Germain-en-Laye : que garder lors d’un ravalement de façade ?

Ragréage teinté dans la masse appliqué sur le soubassement
En bref Une modénature est un relief de façade : corniche, bandeau, encadrement de baie, appui, chaîne d’angle. Elle a une fonction décorative et une fonction technique, celle d’écarter l’eau de ruissellement de la maçonnerie. Un ravalement conduit sans précaution les noie sous l’enduit, et le geste est irréversible. Avant de signer, demandez que le devis dise explicitement comment chaque relief est traité : dégagé, repris au calibre, ou recouvert.

Savez-vous ce que devient la corniche de votre maison quand un ravalement est mené à la machine sans précaution ? Sur le bâti bourgeois de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye, la question n’est pas accessoire : les bandeaux, les encadrements de baies, les appuis et les chaînes d’angle sont exactement ce qui distingue une maison de sa voisine, dans des rues construites au même moment et dans le même vocabulaire architectural.

Beaucoup de propriétaires découvrent le mot qui les désigne, modénature, au moment du devis, quand l’entreprise propose de reprendre la façade à l’enduit projeté. La question qui compte se pose alors, et elle se pose trop tard : qu’est-ce qui se restitue, et qu’est-ce qui se perd pour de bon. Trianon Façades, Applicateur Exclusif VERTIKAL®, restitue ces reliefs plutôt que de les recouvrir, dans le cadre de ses interventions de ravalement et de protection de façade. Ce dossier vous apprend à nommer ce que vous avez, à reconnaître un relief encore récupérable, et à vérifier dans un devis que personne ne prévoit de le noyer.

Ce que l’on appelle une modénature, élément par élément

Cinq éléments composent le vocabulaire courant d’une façade moulurée, et chacun occupe une place précise sur le mur.

ÉlémentOù il se trouveÀ quoi il sert
CornicheEn couronnement, sous la toitureMarque le haut de la façade et rejette l’eau de toiture loin du mur
BandeauEn bandeau horizontal, souvent au niveau des planchersSouligne les niveaux et coupe le ruissellement sur la hauteur
Encadrement de baieAutour des fenêtres et des portesEncadre l’ouverture et protège sa jonction avec la maçonnerie
AppuiSous la fenêtre, en saillieReçoit l’eau de la baie et la rejette au-delà du nu du mur
Chaîne d’angleAux angles du bâtimentMarque l’arête et renforce visuellement l’angle

La fonction que l’on oublie : écarter l’eau

C’est le point décisif, et le plus souvent ignoré. Une corniche et un appui ne sont pas des ornements posés sur un mur : ce sont des organes de rejet d’eau. Leur saillie et leur profil créent un larmier, c’est-à-dire une arête sous laquelle la goutte décroche au lieu de poursuivre sa course sur la façade. Supprimer cette arête, ou la noyer, revient à supprimer le larmier et à ramener tout le ruissellement sur la maçonnerie.

Reliefs d’origine et reliefs rapportés

Trois familles coexistent et ne se traitent pas de la même façon. Le relief tiré dans la masse de l’enduit, façonné au calibre lors de la construction. Le relief en pierre, taillé et scellé. Et l’élément préfabriqué collé, apparu bien plus tard, que vendent aujourd’hui la plupart des fabricants. Établir à laquelle des trois appartient chaque relief est la première chose à faire sur un chantier, avant même de parler technique : c’est ce qui détermine toute la suite.

À retenir. Cinq éléments à savoir nommer, et une fonction technique qu’on oublie : la saillie crée un larmier qui écarte l’eau du mur.

Ce qu’un ravalement mal conduit leur fait

Quatre dommages reviennent, et aucun n’est seulement esthétique.

La corniche noyée

L’enduit projeté comble la gorge et arrondit l’arête. La corniche existe encore, sous l’enduit, mais elle ne se lit plus et surtout elle ne rejette plus l’eau. C’est le dommage le plus fréquent, parce qu’il ne demande aucune maladresse particulière : il suffit de projeter sans avoir dégagé au préalable.

L’arête arrondie et le dessin mou

Quand on projette puis qu’on lisse sans coffrage ni calibre, le profil se tasse. L’œil détecte immédiatement ce défaut, même chez quelqu’un qui ne saurait pas le nommer : les ombres portées changent, le relief ne dessine plus de ligne nette au soleil rasant. Dans une rue où les maisons voisines ont conservé leurs arêtes, la comparaison est immédiate.

L’appui recouvert et le larmier supprimé

Conséquence technique pure. Un appui recouvert perd sa pente et son arête : la goutte ne décroche plus, elle ruisselle sur la façade sous la fenêtre. Au bout de deux hivers, une trace sombre apparaît en dessous de chaque appui, et elle ne part pas au nettoyage puisqu’elle se reforme à chaque pluie.

Ce qui ne se restitue plus

L’honnêteté impose de le dire : tout ne se rattrape pas. Un relief éclaté sur une grande longueur, un modelé dont il ne reste aucun témoin sur la façade, une pierre trop délitée pour être reprise, et la restitution à l’identique n’est plus possible. On reconstitue alors un profil cohérent, ce qui n’est pas la même chose. Le sujet dépasse alors les seuls reliefs et rejoint le ravalement patrimonial d’une façade ancienne.

À retenir. Quatre dommages, tous irréversibles au-delà d’un certain stade. L’appui recouvert est le seul dont la conséquence se voit en deux hivers.

Faire établir ce qui sera dégagé et ce qui sera repris

Reconnaître un relief encore récupérable

Quatre vérifications suffisent, et vous pouvez en faire trois depuis votre jardin, avant toute visite.

Le test du témoin

Cherchez sur la façade une portion de relief restée intacte. Elle se trouve presque toujours au même endroit : sous un débord de toiture, derrière une descente, sur une façade abritée des vents de pluie. Cette portion est le document le plus précieux du chantier, parce que c’est elle qui servira de modèle au calibre. Sans témoin, on ne restitue plus, on reconstitue.

Sonder le relief

Un relief qui sonne creux sous le doigt est désolidarisé de son support. Cela change tout : on ne reprend pas en surface un élément qui a perdu son accroche, il faut le déposer et le refaire. Un relief qui sonne plein, même fissuré, se répare.

Les fers et les armatures apparentes

Fréquent sur les reliefs en ciment du début du XXe siècle. Une armature corrodée gonfle et fait éclater le relief de l’intérieur : la fissure part du fer, pas de la surface. Tant que la rouille n’est pas neutralisée, toute reprise se refissurera au même endroit. C’est un passage obligé, et un devis qui ne le mentionne pas sur une façade où des fers apparaissent n’a pas regardé la façade.

Ce qu’il faut photographier avant les travaux

Photographiez chaque relief de face et de profil, en lumière rasante, avant le montage de l’échafaudage : le matin ou en fin de journée, quand les ombres révèlent le modelé. C’est le seul document qui permettra, après travaux, de vérifier que la restitution est fidèle, et ce qui règle les discussions de fin de chantier.

À retenir. Un témoin intact, un relief qui sonne plein, aucune armature corrodée : les trois conditions d’une restitution à l’identique. Et des photographies en lumière rasante avant l’échafaudage.

Restituer : les trois voies et ce qu’elles exigent

Trois solutions existent, et elles ne répondent pas à la même situation.

VoieQuand elle s’appliqueCe qu’elle exige
Dégager et reprendre à l’identiqueLe relief existe et un témoin est disponiblePiquage, réparation, reprise du profil au calibre sur le témoin
Reconstituer au coffrageLe relief a disparu sur une longueurCoffrage, tirage, reprise des arêtes. C’est ce qui allonge le plus un chantier
Créer un relief absent à l’origineDémarche d’embellissement, pas de restitutionCalepinage et essai en place avant exécution

Dégager et reprendre à l’identique

C’est la voie la plus fréquente. On dégage le relief de ce qui le recouvre, on répare les manques au mortier de réparation, puis on reprend le profil au calibre façonné sur le témoin. Le geste est lent et il se fait à la main, élément par élément. C’est précisément ce temps que supprime un ravalement mené à la machine, et c’est là que se joue la différence entre deux devis qui décrivent, sur le papier, la même prestation. Le résultat se voit sur la restitution de modénatures filmée sur un chantier de Versailles.

Reconstituer au coffrage

Quand le relief a disparu sur une longueur, il n’y a plus rien à dégager. On coffre, on tire le profil, on reprend les arêtes une fois le mortier ferme. Chaque étape impose son temps de prise : c’est l’opération qui allonge le plus un chantier, et elle s’anticipe au planning.

Créer un relief qui n’existait pas

C’est une démarche d’embellissement, et elle ne doit pas être confondue avec une restitution. Elle se conçoit en amont, par un calepinage sur élévation, et elle se vérifie par un essai en place avant exécution. Un relief ajouté sans ce travail préalable se voit, parce qu’il ne répond ni aux proportions de la façade ni au rythme des ouvertures.

Pourquoi l’élément préfabriqué collé n’est pas la réponse ici

Le préfabriqué a un domaine d’emploi légitime : la construction neuve, et les façades où aucun relief d’origine n’existe. Sur du bâti ancien mouluré, il pose un problème différent. Un profil du commerce n’est pas le profil de votre maison : le coller revient à remplacer un dessin par un autre, souvent plus épais et toujours standardisé. La question n’est pas la qualité du produit, elle est l’adéquation au support. La finition qui suit la reprise relève ensuite de la mise en peinture des façades à Versailles.

À retenir. Trois voies, un seul critère de choix : l’existence d’un témoin. Avec témoin on restitue, sans témoin on reconstitue, et le préfabriqué répond à une autre situation.

Demander une visite technique avant montage de l’échafaudage

Versailles : le bâti bourgeois et ce que la restitution y donne

Le bâti de la fin du XIXe et du début du XXe siècle constitue une part importante des quartiers pavillonnaires de Versailles, et il est mouluré. Corniches moulurées, bandeaux filants, encadrements de baies : ce vocabulaire se répète d’une maison à l’autre, ce qui rend toute altération immédiatement visible depuis la rue. C’est ce qui fait du ravalement de façades à Versailles un exercice différent de celui que l’on mène sur du bâti récent.

Le règlement d’urbanisme de la commune en tire une conséquence que peu de propriétaires connaissent : le cahier des prescriptions architecturales impose que tous les travaux de ravalement prévoient la restauration de ces éléments. Ce n’est pas une recommandation. S’y ajoutent, sur plusieurs quartiers, l’interdiction du ciment pour le ravalement, l’obligation de ne jamais enduire ni peindre la brique apparente, et une gamme chromatique limitée aux ocres et aux sables, les blancs étant proscrits. Un nuancier déposé en mairie sert de référence.

L’entreprise a filmé la restitution de ces reliefs sur un chantier de la commune, et appliqué une peinture minérale sous le regard des architectes du patrimoine sur une maison de la commune. Le même savoir-faire est mobilisé sur les communes voisines du secteur, notamment Le Vésinet.

Ce que la restitution donne sur ce bâti est mesurable à l’œil : les ombres portées reviennent, la façade retrouve ses lignes horizontales et les baies leur encadrement. Dans une rue où plusieurs maisons ont perdu leurs reliefs sous un enduit projeté, la différence se lit depuis le trottoir d’en face, et elle se lit encore mieux au soleil rasant de fin de journée.

À retenir. À Versailles, la restauration des modénatures est imposée à l’occasion de tout ravalement, le ciment est interdit sur plusieurs quartiers et les blancs sont proscrits.

Saint-Germain-en-Laye : quand l’aspect extérieur est encadré

La commune présente une configuration particulière : un centre ancien couvert par un document de sauvegarde qui se substitue au plan local d’urbanisme dans son emprise, et un Domaine national classé dont les abords étendent le regard de l’architecte des bâtiments de France bien au-delà de ce que la plupart des propriétaires imaginent. Un ravalement y relève fréquemment d’un examen que l’on découvre tard, souvent après avoir choisi l’entreprise. C’est une donnée à intégrer avant de lancer le ravalement de façades à Saint-Germain-en-Laye.

La conséquence pratique est rarement anticipée : supprimer ou modifier un relief de façade est une modification de l’aspect extérieur. Noyer une corniche sous l’enduit n’est pas un détail d’exécution laissé à l’appréciation de l’entreprise, c’est une transformation de la façade, et elle s’instruit comme telle. Un propriétaire qui découvre après coup que ses bandeaux ont disparu se trouve dans une situation inconfortable, et l’entreprise avec lui. La même attention vaut pour la rénovation de façades à Saint-Germain-en-Laye au sens large.

Le bon réflexe est simple et il tient en une ligne : faire figurer au devis, élément par élément, ce qui sera dégagé, ce qui sera repris et ce qui sera recouvert, puis vérifier si le projet relève d’une déclaration préalable. Le réseau documente cette procédure dans un dossier dédié à l’autorisation de travaux pour un ravalement.

À retenir. Supprimer ou noyer un relief est une modification de l’aspect extérieur, pas un détail d’exécution. À faire figurer au devis avant le chantier.

Les solutions VERTIKAL® mises en œuvre

Quatre produits de la gamme interviennent sur la reprise et la finition des reliefs, répartis entre les préparations techniques et les revêtements de classe D.

ProduitCatégorieRôle sur ce chantier
PCI POLYCRET 327Préparation techniqueRéparation et reprofilage des éléments en béton : arêtes, épaufrures, reprise de profil. 1,6 kilogramme par mètre carré et par millimètre d’épaisseur, séchage et recouvrement à 4 heures minimum
VERTIKAL CTClasse DImpression garnissante, pour uniformiser l’absorption entre un relief repris et le fond de façade
VERTIKAL MINÉRALClasse DFinition minérale sur bâti ancien, compatible avec un support qui doit rester perméable à la vapeur d’eau et respectueuse du dessin
VERTIKAL RSE 50Classe DFinition semi-épaisse souple appliquée au rouleau, 300 grammes au mètre carré, séchage 4 heures, recouvrement 24 heures. Le rouleau conserve le dessin là où un produit taloché l’épaissirait

Le choix entre la finition minérale et la finition semi-épaisse ne relève pas de la préférence : il se tranche selon la nature du support et son besoin de respirer, à la visite technique. Et dans les deux cas, le mode d’application compte autant que le produit, puisque c’est lui qui détermine si le profil garde son arête ou s’épaissit.

Sur un relief dont une armature métallique est apparue, une neutralisation de la rouille s’impose avant toute reprise. Elle relève des compléments de la gamme et se détermine selon l’état du fer et l’épaisseur de recouvrement disponible.

L’ordre compte autant que les produits. La réparation du relief vient en premier, sur support dégagé et sain, et son temps de prise conditionne la suite : reprendre une arête sur un mortier encore vert la déforme. L’impression garnissante intervient ensuite, pour que le relief repris et le fond de façade absorbent de la même façon, faute de quoi la finition accrochera différemment sur l’un et sur l’autre et la reprise se verra en lumière rasante. La finition ferme la séquence.

Découvrir la gamme de produits VERTIKAL®

Faire écrire au devis ce qui sera restitué sur votre façade

Un relief de façade ne se négocie pas en cours de chantier, parce qu’une fois l’enduit projeté il n’y a plus rien à négocier. Tout se joue avant : identifier ce que vous avez, chercher le témoin, photographier en lumière rasante, et obtenir que le devis dise élément par élément ce qui sera dégagé, repris ou recouvert.

Une visite technique menée avant le montage de l’échafaudage permet d’établir cet inventaire sur pièces, de vérifier l’état des armatures, et de dire ce qui se restitue et ce qui ne se restituera plus.

Demander un diagnostic de vos reliefs de façade

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une modénature de façade ?

Une modénature de façade est l'ensemble des reliefs qui dessinent un mur extérieur. Elle regroupe cinq éléments principaux : la corniche, en couronnement sous la toiture ; le bandeau, qui souligne les niveaux ; l'encadrement de baie, autour des fenêtres et des portes ; l'appui, en saillie sous la fenêtre ; et la chaîne d'angle, qui marque l'arête du bâtiment. Chacun a une fonction décorative et une fonction technique, celle d'écarter l'eau de ruissellement de la maçonnerie.

Peut-on conserver ses corniches lors d’un ravalement ?

Oui, dans la très grande majorité des cas, à une condition : que ce soit prévu au devis. Le choix se fait avant le montage de l'échafaudage, pas pendant le chantier. Une fois l'enduit projeté sur une corniche, le relief est noyé et la décision est prise. Demandez que le devis précise, élément par élément, ce qui sera dégagé, ce qui sera repris au calibre et ce qui sera recouvert. Une prestation qui reste silencieuse sur ce point ne l'a pas prévue.

Comment savoir si mon relief est encore récupérable ?

Trois vérifications, que vous pouvez faire depuis votre jardin. Cherchez d'abord un témoin : une portion de relief restée intacte, souvent sous un débord ou sur une façade abritée, qui servira de modèle au calibre. Sondez ensuite le relief : s'il sonne creux il est désolidarisé et devra être refait, s'il sonne plein il se répare même fissuré. Repérez enfin les armatures apparentes : une fissure qui part d'un fer corrodé impose une neutralisation de la rouille avant toute reprise.

Quelle différence entre restituer et poser du préfabriqué ?

Restituer consiste à reprendre le profil existant au calibre, façonné sur un témoin de la façade : le dessin obtenu est celui de votre maison. Poser du préfabriqué consiste à coller un profil du commerce, choisi sur catalogue. Le préfabriqué a un domaine d'emploi légitime, la construction neuve et les façades dépourvues de relief d'origine. Sur un bâti ancien mouluré, il remplace un dessin par un autre, souvent plus épais. La question n'est pas la qualité du produit mais son adéquation au support.

Une modénature sert-elle à quelque chose ou est-ce décoratif ?

Les deux, et la fonction technique est la plus souvent ignorée. La saillie d'une corniche ou d'un appui crée un larmier, c'est-à-dire une arête sous laquelle la goutte d'eau décroche au lieu de poursuivre sa course sur le mur. Supprimer cette arête, ou la noyer sous l'enduit, revient à ramener tout le ruissellement sur la maçonnerie. Le signe apparaît en deux hivers : une trace sombre sous chaque appui, qui se reforme à chaque pluie.

Combien de temps la reprise des reliefs ajoute-t-elle à un chantier ?

Cela dépend du linéaire à traiter, du nombre d'éléments distincts et de la voie retenue. Dégager et reprendre à l'identique se fait à la main, élément par élément, et ajoute un temps proportionnel au linéaire. Reconstituer au coffrage est l'opération la plus longue, parce que chaque étape impose son temps de prise avant la suivante. Ce délai s'anticipe au planning et doit figurer dans la proposition : le découvrir en cours de chantier est la principale source de tension.

Combien coûte la reprise d’une corniche ?

Il n'existe pas de montant type, et quatre facteurs expliquent les écarts. Le linéaire à reprendre, d'abord. La complexité du profil ensuite : une corniche à plusieurs gorges demande plus de passes qu'un bandeau droit. L'état du support, puisqu'un relief désolidarisé ou dont les armatures sont corrodées impose une dépose. Et l'accessibilité, qui conditionne le moyen d'accès. Seule une visite technique permet de chiffrer ces quatre paramètres sur votre façade.

Faut-il une autorisation pour modifier ou supprimer un relief de façade ?

Toute modification de l'aspect extérieur d'une construction relève d'une déclaration préalable, et la suppression d'un relief en est une. C'est le point que les propriétaires ignorent le plus souvent : noyer une corniche sous l'enduit n'est pas un choix d'exécution laissé à l'entreprise, c'est une transformation de la façade. La procédure et les pièces à fournir sont détaillées dans le dossier que le réseau consacre à l'autorisation de travaux pour un ravalement.

À Versailles ou à Saint-Germain-en-Laye, les règles sont-elles plus strictes ?

Elles sont plus attentives, et le périmètre concerné est plus large qu'on ne le croit. À Versailles, le cahier des prescriptions architecturales impose que tout ravalement prévoie la restauration des modénatures, et encadre les matériaux comme les teintes. À Saint-Germain-en-Laye, le centre ancien relève d'un document de sauvegarde et les abords du Domaine national étendent le regard de l'architecte des bâtiments de France. Dans les deux cas, la question se pose avant le choix de l'entreprise.

Trianon Façades intervient-elle sur ma commune ?

Trianon Façades intervient sur six communes des Yvelines : Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Viroflay, Chatou, Croissy-sur-Seine et Le Vésinet. L'entreprise est Applicateur Exclusif VERTIKAL® sur ce secteur, ce qui l'engage sur un mode opératoire et une gamme de produits qu'elle ne choisit pas chantier par chantier. Chaque commune dispose de sa page dédiée, et une visite technique sur place reste le seul moyen d'établir l'inventaire des reliefs et de dire ce qui se restitue.

Trianon Façades, Applicateur Exclusif VERTIKAL® dans les Yvelines

Trianon Façades intervient sur les façades de maisons et de petites résidences des six communes du secteur, de Versailles à Viroflay. L’entreprise est une entreprise locale implantée sur ce territoire, Applicateur Exclusif VERTIKAL®. Antoine de Bortoli, qui la codirige depuis sa création, résume ainsi sa façon de travailler :

« Restaurer une façade, ce n’est pas juste lui redonner de la couleur. C’est préserver un élément de patrimoine, protéger l’habitat et révéler une beauté qui était simplement en attente. Quand une maison retrouve son éclat, c’est tout son caractère qui renaît. »

Quatre des six communes du secteur sont sous régime patrimonial, avec des prescriptions de nettoyage, de rejointoiement et de teinte qui diffèrent d’une commune à l’autre.

Voir les chantiers réalisés par Trianon Façades

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